10/10/07
Voici donc un espèce de défouloir virtuel ! L'ordinateur ! Qu'est-ce que c'est bien tout de même ! On peut s'énerver sur sa feuille, corriger, rayer, souligné, reprendre, redire, reformuler, effacer, sans se mettre de l'encre plein les doigts !
J'en ai marre ! Il faut le dire à quelqu'un, donc ce sera toi ! Tout me gonfle ! Ma copine semble ne pas savoir que je ne vais pas bien... Mémoire courte ? Lorsqu'elle n'allait pas, j'étais là moi. Mais il doit y avoir une explication rationnelle. Pis, si t'étais pas aussi con quand tu t'y mettais toi aussi ! Mes parents ne voient pas ou ne veulent pas voir ou ignorent mon mal-être ! Mes rares ami(e)s restants s'intéressent peu ou pas à tout ce tintouin ! Qu'est-ce que je fous en médecine... ?
Je suis envahis par les doutes, les remords, les regrets. J'en viendrais presque à des extrémités, par instant, comme : « Est-ce que j'ai bien fait, lorsque Maud me l'avait demandé, d'ouvrir mon c½ur à la gente féminine ? » « Est-ce que je suis fais pour les études ? » « Quelle est ma « Légende Personnelle » ? » « Moralement, suis-je toujours en droit d'être avec Séverine ? »
J'ai honte de moi. Suffit d'observer, toutes celles qui m'ont approchés... je leur ai tourné autour de manière plus ou moins direct ! Quel connard je fais ! C'est tout de même étrange, savoir qu'on fait mal, connaitre ses défauts, ses tares, avoir les meilleurs volontés du monde, et se démener pour donner le meilleur de soi-même et que ca ne suffisent jamais et n'aboutissent jamais à un résultat satisfaisant.
La conseillère d'orientation m'avait dit que j'avais une pulsion « éthique personnelle » beaucoup trop présente chez moi... Suis-je un reloud ? Un Rabat-joie ?
J'aimerais tant effacer le tableau, refaire mes choix, reprendre ma vie, agir différemment, chose impossible.
Quota d'estime personnel : 0%
A qui parler ? A qui me plaindre ? Qui entendre me réconforter ?
J'en ai marre de supporter mes conneries, mes réflexions, mes pensées : MOI. Le suicide est une vengeance personnelle mais personnellement je ne m'en veux pas, voyez vous ? Célèbre phrase de Coluche qui me tourne dans la tête.
Je vais citer un bout de l'Alchimiste :
Même si je me plains peu, disait son c½ur, c'est seulement que je suis un c½ur d'homme, et les c½urs des hommes sont ainsi. Ils ont peur de réaliser leur plus grands rêves, parce qu'ils croient ne pas mériter d'y arriver, ou ne pas pouvoir y parvenir. Nous, les c½urs, mourons de peur à la seule pensée d'amours enfuis à jamais, d'instants qui auraient pu être merveilleux et qui ne l'ont pas été, de trésors qui auraient pu être découverts et qui sont restés pour toujours enfouis dans le sable. Car, quand cela se produit, nous souffrons terriblement, pour finir.
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Sympathique, n'est-ce pas? J'ai relus cela à l'instant, je ne pensais pas que cela faisait déjà un mois que j'avais écris toutes ces horreurs. Rassurez-vous, j'étais au creux du creux de la vague. Et même si je ne peux pas assurer que je vais mieux, je peux dire que je ne vais pas moins bien, ce qui est déjà une victoire pour moi ! :D Allez, refermez votre page web et reprennez une activité normal, à tchao bon dimanche. (Mais qu'est-ce qu'il m'arrive moi ...)



